Octobre : le Rosaire en paroisse

Chaque mercredi à 17h15 en l’église Saint-Ignace


Chaque mois d’octobre, des fidèles de la Communauté de Paroisses du Neuhof se réunissent pour honorer la Sainte Vierge avec la prière du Rosaire; une dévotion depuis le XIIIe siècle, lorsque Notre-Dame apparaît à saint Dominique de Guzman, fondateur de l’ordre des prêtres dominicains, et lui demande d’instituer la pratique du chapelet et de la faire connaître au monde entier.

Qu’est-ce que le Rosaire ?

Le Rosaire est une oraison traditionnelle des catholiques qui cherchent à honorer la Sainte Vierge et qui consiste à prier le chapelet en méditant vingt Mystères de la vie de Jésus et de Marie : les Mystères joyeux, douloureux, glorieux et depuis 2002 les mystères lumineux, ajoutés par saint Jean-Paul II afin de méditer sur la vie publique de Jésus.

Le mot mystère ne désigne pas un savoir secret, caché ou incompréhensible, mais une vérité inaccessible à la raison que Dieu donne à connaître en se révélant. Le mystère ne signifie pas que la foi et les vérités de foi soient contraires à l’intelligence et à la raison, mais qu’elles en dépassent les limites. La démarche de la raison ne suffit pas pour introduire dans la plénitude de sens des mystères, il faut une disposition intérieure d’accueil au don gratuit de Dieu.

Un peu d’histoire

Au XVIe siècle, alors que l’Europe est menacée par une invasion imminente des Ottomans, le pape Pie V reçoit une révélation de la Vierge Marie : le christianisme gagnera la bataille contre les envahisseurs grâce à la prière du Rosaire. Confiant en cette promesse, le Pape exhorte les fidèles à prier le Rosaire avec une foi encore plus intense. La situation est très grave : si la bataille est perdue, il est à craindre que l’Église ne soit écrasée par les envahisseurs.

Le 7 octobre 1571, les catholiques verront l’accomplissement de la promesse de Notre-Dame lors de l’une des batailles navales les plus emblématiques : la bataille de Lépante.

Sans attendre les nouvelles de la bataille, le Pape appelle tous les fidèles à se joindre à la célébration de la victoire miraculeuse de Juan d’Autriche, le commandant de la flotte catholique. Une procession solennelle a lieu dans les rues de Rome et quelques jours plus tard les émissaires de la flotte annoncent la victoire.

Rapidement, la fête de Notre-Dame-des-Victoires est instituée le 7 octobre. Son nom est par la suite modifié en Notre-Dame du Rosaire par le pape Grégoire XIII. C’est justement en raison de l’immense importance de cette victoire pour la préservation de la foi que la Tradition catholique considère le mois d’octobre comme le mois du saint Rosaire.

Le catéchisme de l’Église catholique

En communion avec la Sainte Mère de Dieu (§2674 à 2677)

2674 Depuis le consentement apporté dans la foi à l’Annonciation et maintenu sans hésitation sous la croix, la maternité de Marie s’étend désormais aux frères et aux sœurs de son Fils  » qui sont encore des pèlerins et qui sont en butte aux dangers et aux misères  » (LG 62). Jésus, l’unique Médiateur, est le Chemin de notre prière ; Marie, sa Mère et notre Mère, lui est toute transparente : elle  » montre le Chemin  » (Hodoghitria), elle en est  » le Signe « , selon l’iconographie traditionnelle en Orient et en Occident.

2675 C’est à partir de cette coopération singulière de Marie à l’action de l’Esprit Saint que les Églises ont développé la prière à la sainte Mère de Dieu, en la centrant sur la Personne du Christ manifestée dans ses mystères. Dans les innombrables hymnes et antiennes qui expriment cette prière, deux mouvements alternent habituellement : l’un  » magnifie  » le Seigneur pour les  » grandes choses  » qu’il a faites pour son humble servante, et par elle, pour tous les humains (cf. Lc 1, 46-55) ; l’autre confie à la Mère de Jésus les supplications et les louanges des enfants de Dieu, puisqu’elle connaît maintenant l’humanité qui en elle est épousée par le Fils de Dieu.

2676 Ce double mouvement de la prière à Marie a trouvé une expression privilégiée dans la prière de l’ » Ave Maria  » :

«  Je vous salue, Marie (Réjouis-toi, Marie) « . La salutation de l’Ange Gabriel ouvre la prière de l’Ave. C’est Dieu lui-même qui, par l’entremise de son ange, salue Marie. Notre prière ose reprendre la salutation de Marie avec le regard que Dieu a jeté sur son humble servante (cf. Lc 1, 48) et à nous réjouir de la joie qu’Il trouve en elle (cf. So 3, 17b).

«  Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi  » : Les deux paroles de la salutation de l’ange s’éclairent mutuellement. Marie est pleine de grâce parce que le Seigneur est avec elle. La grâce dont elle est comblée, c’est la présence de Celui qui est la source de toute grâce.  » Réjouis-toi … fille de Jérusalem … le Seigneur est au milieu de toi  » (So 3, 14. 17a). Marie, en qui vient habiter le Seigneur lui-même, est en personne la fille de Sion, l’arche de l’Alliance, le lieu où réside la gloire du Seigneur : elle est  » la demeure de Dieu parmi les hommes  » (Ap 21, 3).  » Pleine de grâce « , elle est toute donnée à celui qui vient habiter en elle et qu’elle va donner au monde.

 » Tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de tes entrailles, est béni « . Après la salutation de l’ange, nous faisons nôtre celle d’Elisabeth.  » Remplie de l’Esprit Saint  » (Lc 1, 41), Elisabeth est la première dans la longue suite des générations qui déclarent Marie bienheureuse (cf. Lc 1, 48) :  » Bienheureuse celle qui a cru…  » (Lc 1, 45) ; Marie est  » bénie entre toutes les femmes  » parce qu’elle a cru en l’accomplissement de la parole du Seigneur. Abraham, par sa foi, est devenu une bénédiction pour  » toutes les nations de la terre  » (Gn 12, 3). Par sa foi, Marie est devenue la mère des croyants grâce à laquelle toutes les nations de la terre reçoivent Celui qui est la bénédiction même de Dieu : Jésus, le fruit bénit de tes entrailles « .

2677  » Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous…  » Avec Elisabeth nous nous émerveillons :  » Comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ?  » (Lc 1, 43). Parce qu’elle nous donne Jésus son fils, Marie est la mère de Dieu et notre mère ; nous pouvons lui confier tous nos soucis et nos demandes : elle prie pour nous comme elle a prié pour elle-même :  » Qu’il me soit fait selon ta parole  » (Lc 1, 38). En nous confiant à sa prière nous nous abandonnons avec elle à la volonté de Dieu :  » Que ta volonté soit faite « .

 » Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort « . En demandant à Marie de prier pour nous, nous nous reconnaissons pauvres pécheurs et nous nous adressons à la  » Mère de la miséricorde « , à la Toute Sainte. Nous nous remettons à elle  » maintenant « , dans l’aujourd’hui de nos vies. Et notre confiance s’élargit pour lui abandonner dès maintenant,  » l’heure de notre mort « . Qu’elle y soit présente comme à la mort en Croix de son Fils et qu’à l’heure de notre passage elle nous accueille comme notre mère (cf. Jn 19, 27) pour nous conduire à son Fils Jésus, en Paradis.